Saviez-vous que? Les débuts du hockey remontent à 1917 alors qu’on joua sur la rivière jusqu’en 1919. En 1924, Lucippe Hivon et Raoul Audet organisent une nouvelle patinoire sur le site actuel de Canadian Tire et c’est là que les parties seront jouées jusqu’en 1950.

Quilles

C’est en 1928 qu’un permis est accordé à Cyrille Bolduc pour l’exploitation de la première salle de quilles d’Amos, suivie d’une autre au sous-sol de l’édifice Montambault en 1939, sous la direction d’Arthur Lapointe. Nous avons peu d’informations sur les activités des quilleurs sauf qu’au cours des années 1940, le club champion est le club Carrière Lumber qui remporte la Coupe Paul Boucher en 1941, 1942 et 1943. L’hiver 1946 fut marqué par la grève et piquetage des planteurs de quilles.

Ballon-panier (basket-ball)

C’est la gent féminine qui manifesta la première un intérêt pour ce sport, en 1930, par le biais de la Société des Demoiselles Sportives d’Amos. Les hommes suivent peu après organisant leurs premiers matchs en 1931. L’équipe de Conrad Drouin, organisateur de la « ligue », fait face à celles de Lucippe Hivon et de Henri Drouin. Les parties sont jouées à l’extérieur, sur terre battue. En 1950, un Amossois s’illustre dans ce sport: en effet Claude Ferron, alors joueur dans la Ligue inter collégiale de basket de Montréal, fait parler de lui dans l’hebdomadaire Photo Journal.

Courses

De tout temps ces activités eurent leur place chez nous. Les courses de chevaux, sur la 10e Avenue, furent à la mode au cours des années 1920 puis, abandonnées un certain temps, elles reprirent en 1945 sur un nouveau terrain. Quant aux courses « à pied », les organisateurs ne manquaient pas d’imagination pour varier les défis: on s’affrontait, dans toutes les catégories d’âge, aux courses aux sacs de sable, aux chaussures, dans un sac, à la cuillère, à reculons, etc. Des coupes furent attribuées à chaque discipline lors d’un grand « field day » organisé par Lucippe Hivon en 1934.

Tennis

L’organisation du tennis remonte à 1919, avec la fondation des premiers clubs. Les années 1920 s’avèrent actives mettant aux prises les clubs Albany, La Caducée, Harricanaw, La Canadienne. Au cours des années 1930, le sport se régionalise et les joueurs se rendent en bateau disputer des matchs contre les clubs des mines O’Brien et Siscoe. Dans les années 1940, un terrain est aménagé au sud de la voie ferrée. Par la suite un nouveau terrain est organisé au coin de la 3e Avenue Ouest et 1re Rue Ouest en 1950, puis au bord de la rivière vers 1972.

Baseball

De 1919 à 1925, les joutes sont plutôt occasionnelles quoique la Coupe Perreault soit en jeu. Par la suite, chaque été voit s’organiser une ou des équipes jouant soit au niveau local, soit au niveau régional. La ligue locale a son National, ses Voltigeurs et ses Montagnards. Au régional, s’alignent les Aiglons, les Athlétiques et le Amos. On joue, selon les saisons, contre Belcourt, Senneterre ou Taschereau jusque dans les années 1930 puis, par la suite on affronte les mineurs de Cadillac, Dupuis, Thompson ou O’Brien.

Terrain de jeux

En 1946, la Commission scolaire d’Amos décide de promouvoir l’organisation de terrains de jeux. Les premières réalisations se font pour les sports d’hiver. L’année suivante on fait venir la troupe d’Ovila Légaré afin d’amasser des fonds. Jusqu’en 1950, l’O.T.J. ne s’occupe que des garçons. L’organisation restera vivante jusqu’à l’incendie du Patro St-Joseph en 1965. C’est aussi par le biais de l’O.T.J. qu’Amos connut ses premières piscines, d’abord celle de terre au Parc Central (école Ste-Thérèse) puis la piscine extérieure du Patro. La ville prit la relève en construisant celle du Parc Brunet.

Billard (pool)

On se souvient que Pierre Trudelle fait mention dans son livre de la salle de pool de Joseph Sigouin en 1913. Il est certain que ce sport fut populaire dès les débuts d’Amos avec la salle de Raoul Arcand (Café Radio) et la salle de pool Idéale, en haut du magasin Drouin et Germain (Tabagie Amos). En 1927, Lucippe Hivon, alors directeur de la salle Idéale, organise les premiers tournois gagnés soit par Louis Rocque, Olympe Plante, Raoul Arcand ou d’autres.

Boxe

Au cours des années 1920 et 1930, il y avait souvent des combats locaux ou régionaux organisés soit par les Chevaliers de Colomb, le Cercle Lapointe ou un autre groupe. Parmi les pugilistes locaux, on remarquait Ernest Lacombe, Albert Naud, Rolland Bourgeois, Maurice Cossette, K.O. Ledoux, etc. En 1937, on doit refuser des gens à la salle paroissiale, il y a foule pour voir à l’œuvre le champion poids lourd du Canada, Charlie Bélanger.

Lutte

Si les combattants locaux ont peu fait parler d’eux, le passage de grandes vedettes fut quant à lui souligné. Notons la visite de Victor Delamarre et ses fils en 1929.
M. Delamarre pouvait lever, par la force de ses reins, 32 personnes de 175 livres. En 1949, ce fut le passage des 6 frères Baillargeon pour « un spectacle sensationnel de force et d’acrobatie ».

Les sports d’hiver

Ces activités furent toutes organisées assez tôt: le hockey en 1917, la raquette en 1920, le ski en 1927, du tennis en patins organisé par la maison St-Onge en 1926, des glissoires en 1929. De 1930 à 1939, suite à une initiative de Lucippe Hivon et Armand Audet, un grand marathon de raquette et de ski fait la joie de tous. La journée est agrémentée par la présence de la reine des sports d’hiver. Les activités d’hiver sont clôturées par une mascarade à la patinoire sous la responsabilité de P.A. Gervais où concours des costumes et courses sont au programme.

Marathon

Le trajet commençait à La Ferme pour suivre la grand’route et se terminer par dix tours de la patinoire d’Amos. Distance totale: 7 milles. Les gagnants de chaque catégorie gardaient en leur possession pour un an une coupe en argent, qui leur appartenait après trois victoires consécutives. Chaque gagnant recevait aussi un 10 $ en or. L’activité se clôturait par un banquet et une soirée où l’on remettait les prix pour le marathon et la saison de hockey. La reine des sports d’hiver recevait en après-midi les clefs de la ville et c’est elle qui présidait les activités. À partir de 1940, on continuera à élire une reine mais un gala sportif viendra remplacer le marathon.

Quelques statistiques intéressantes sur le marathon: en raquette, Lionel Cossette gagne en 1931 et 1932, Almas Lavoie gagne en 1933, 1934 et 1935 (meilleur temps: 57 minutes 40 secondes); en ski, Florent Houde remporte aussi trois victoires en 1930, 1931 et 1932 (meilleur temps: 1 heure 16 minutes); en 1939, les femmes entrent dans la compétition et Alice Derome remporte les 4000 verges raquette alors que Corona Simard gagne le 1½ mille en ski. En 1930, un certain Guy Lafleur représente La Gazette du Nord. Un marathon d’été fut aussi présenté en 1931 et 1932. Trajet: Villemontel – Amos, gagné les deux fois par des participants de Villemontel.

La première élection de la reine des sports fut difficile: Andréa Brunet et Olympe Bigué terminent ex-aequo à la vente de billets et c’est le vote secret des hockeyeurs des Aigles et du Drouin qui élit Mlle Brunet. Toutefois, Mlle Bigué remporta les honneurs l’année suivante. Par la suite se succèderont Thérèse Vézina, Aurore Sicard, Irène Caouette, Florida Caouette, Yvette Blais, etc. Il y en eut plusieurs car le concours se poursuivit même après la disparition du marathon.

Hockey

Les débuts du hockey remontent à 1917 alors qu’on joua sur la rivière jusqu’en 1919 puis à deux endroits différents de la ville. C’était l’époque des Amossois et des Amateurs, ces derniers étant le plus souvent vainqueurs. En 1924, Lucippe Hivon et Raoul Audet organisent une nouvelle patinoire sur le site actuel de Canadian Tire et c’est là que les parties seront jouées jusqu’en 1950. L’Association Athlétique d’Amos est fondée en 1926. Ivanhoë Frigon, président, offre pour le championnat local une coupe portant son nom. La ligue aligne alors de nouveaux clubs: le Dollard, le Canadien et l’Étoile. Les Canadiens ont l’honneur de la première Coupe Frigon. 1929 est une année mouvementée, les clubs Chevaliers de Colomb et CIA (Indépendants) sont mal équilibrés et on doit restructurer les équipes qui deviennent Les Invincibles et Le Dollard. Pendant cette saison, la Brasserie Frontenac crée un trophée pour le meilleur joueur. C’est Fabien Baribeau qui y inscrit son nom le premier.

Équipe de hockey féminin «Chrysler» sur la patinoire à Amos dans les années 1930. SHA - Coll. SHA

Équipe de hockey féminin «Chrysler» sur la patinoire à Amos dans les années 1930. SHA – Coll. SHA

La même année, l’Association Sportive des Demoiselles Amossoises organise une série de trois matchs où l’Amazone et les Feuilles d’Érables se disputent la Coupe Drouin. La série se termine nulle et ce n’est que l’année suivante qu’un nouveau club féminin l’emportera: l’Aiglon. Il semble qu’il y eut du hockey féminin jusqu’en 1935 puis une autre ligue s’organise en 1950.

Pendant ce temps, plusieurs clubs s’affrontaient chez les hommes. En 1933, la coupe Frigon devient l’emblème de la ligue régionale et la Coupe T.A. Lalonde la remplace au niveau local. La coupe Lalonde sera remportée au cours des ans par les Canadiens, les Aigles, le Café Central, l’Inspiration, le Royal, le Garage Central et la Société d’Entreprises Générales.

Le Club Harricana, champions 1938-1939, sur la patinoire. SHA – Fonds Lucippe Hivon

Le Club Harricana, champions 1938-1939, sur la patinoire. SHA – Fonds Lucippe Hivon

Malgré des matchs disputés régulièrement contre d’autres villes, le hockey régional ne s’organise vraiment qu’à partir de 1933. Les équipes se visitent en train, en snowmobile ou même en aéroplane. Jusqu’en 1950, Amos est la meilleure équipe de la ligue Harricana, remportant le plus souvent le championnat. Un joueur s’est particulièrement illustré dans la série de 1934: Lucien Blais. Ce dernier compta tous les buts pour Amos dans la série 2 de 3 contre La Sarre (3-1 et 2-1). Suite à cette brillante performance, Roy, Authier et Cie offre un trophée pour le meilleur joueur de la ligue et c’est Blais qui le reçoit.

1949 marque une étape majeure dans l’histoire du hockey puisque c’est à ce moment que l’aréna est construit. La première activité qui y fut présentée fut un match de la ligue Harricana, le 26 décembre 1949. La bénédiction eut lieu le 6 janvier 1950 par Mgr Desmarais et fut suivie d’un match où les Castors d’Amos l’emportèrent sur les Géants de Malartic. L’inauguration officielle se fit le 19 février suivant. Pour la circonstance, une grande fête fut organisée. La journée débuta par la remise des clefs de la Ville à la reine des sports, Denise Hivon. En après-midi, deux clubs étoiles d’Amos s’affrontèrent au hockey alors que Juliette Ayotte et Guy Parent ainsi que Suzanne Goyette et Camille Marcotte donnaient des spectacles de patinage artistique entre les périodes. En soirée, il y eut partie de hockey entre le St-Michel Junior de Rouyn et les Volants de Sullivan.

À la même époque, tous les amateurs sportifs rendirent un hommage à Lucippe Hivon lors d’une soirée à la salle des Chevaliers de Colomb. Après lecture de ce texte, il nous est facile de comprendre pourquoi une section du complexe sportif porte le nom de Pavillon Lucippe Hivon.