François Langelier, lieutenant-gouverneur du Québec, proclame officiellement l’érection de la municipalité du village d’Amos le 3 janvier 1914. Le nom du village est choisi en l’honneur de Alice Amos, épouse de Lomer Gouin alors premier ministre du Québec.

Les territoires du Nord-Ouest, dont faisait partie l’Abitibi, étaient la propriété de la Compagnie de la Baie d’Hudson; ils sont achetés par le Canada en 1869. Le territoire abitibien est annexé à la province de Québec par une loi fédérale adoptée officiellement le 13 juin 1898.

En 1906, Henry O’Sullivan explore les bords de l’Harricana mais ce n’est qu’en 1908 qu’on voit des camps sur les rives de la rivière, à la hauteur des rapides. Il s’agit des camps d’approvisionnement des employés travaillant à la construction du chemin de fer Transcontinental. En 1910, le ministère des Terres et forêts procède à la classification des lots.

La famille Turcotte en 1911 à Amos.

La famille Turcotte en 1911 à Amos.

C’est en octobre de la même année qu’arrive la première famille à Amos, celle de Ernest et Albertine Turcotte avec leurs enfants Armand (5 ans), Rose (3 ans), Aline (2 ans) et Ivanhoë (9 mois). Ils sont accompagnés de Joseph Turcotte et de son épouse Bernadette Thomas.

Le 14 octobre 1911, l’abbé Ivanhoë Caron, missionnaire-colonisateur, et Mgr Élie Latulipe, vicaire apostolique du Témiscamingue, viennent dans la région pour déterminer le site des futurs centres de colonisation. Ils en situent un «à l’endroit même où le Transcontinental traverse la rivière Harricana».

Portrait d’Hector Authier. Photo tirée de l’ouvrage Nos figures dominantes de l’Ouest québébois (Joseph Duguay), p. 34.

Portrait d’Hector Authier. Photo tirée de l’ouvrage Nos figures dominantes de l’Ouest québébois (Joseph Duguay), p. 34.

Le 12 avril de l’année suivante, l’abbé Caron revient avec un groupe d’ouvriers. Il est accompagné de Hector Authier, nommé agent des terres. Le 7 juin 1912, l’abbé Caron amène le premier groupe de colons; ils sont une vingtaine.

En septembre, Mgr Latulipe désigne l’abbé J.O.V. Dudemaine pour les missions dans la région. Il le nomme curé de la mission Sainte-Thérèse le 23 août 1913 et l’abbé Dudemaine prend possession de sa cure le 10 septembre.

Le 23 novembre 1913, les propriétaires décident de présenter les requêtes officielles pour que le village soit érigé en municipalité civile et scolaire. Il compte alors 241 âmes et est généralement désigné sous le nom de « Harricanaw ».

François Langelier, lieutenant-gouverneur du Québec, proclame officiellement l’érection de la municipalité du village d’Amos le 3 janvier 1914. Le nom du village est choisi en l’honneur de Alice Amos, épouse de Lomer Gouin alors premier ministre du Québec.

Premier conseil municipal

Les premières élections ont lieu le 16 mars 1914. Sont élus : Hector Authier, Pascal Fortier, Télesphore Fraser, Charles-Édouard Marchand, Joseph Turcotte, Raoul Arcand et Déméré Jobidon. Le lendemain Hector Authier est choisi maire.

La Ville d’Amos

La charte, donnant le statut de ville à la municipalité d’Amos, est sanctionnée le 3 avril 1925.

En janvier 1974, Amos-Ouest se fusionne à Amos. Cette municipalité avait été fondée en 1917 sous le nom de « Municipalité de la partie ouest des cantons unis de Figuery et Dalquier » puis de Amos-Ouest en 1949. Joseph Derouin fut le premier à y occuper le poste de maire alors que le dernier fut Laurier St-Laurent.

En janvier 1987, c’est au tour d’Amos-Est de se fusionner à Amos. Cette municipalité avait été fondée en 1918 sous le nom de « Municipalité de la partie est des cantons Figuery et Dalquier », devenue Amos-Est en 1950. Son premier maire fut J.Dollard Trudel et le dernier, Victorien Ébacher.

Armoiries

Armoirie d'Amos

Armoirie d’Amos : « Opes in solo » / « Mon sol est rempli de richesses ». Courtoisie Ville d’Amos.

En 1938, année du 25e anniversaire de l’Abitibi, la Ville adresse une lettre au notaire Victor Morin de Montréal pour commander des armoiries. Ce dernier accepte et les guide en précisant que «les plus belles armoiries sont les plus simples». Le conseil opte pour trois éléments qu’il juge représentatifs pour la région d’Amos : une charrue pour l’agriculture, une hache pour la colonisation et un pic pour les mines. Quant aux couleurs, le vert représente le champ, l’or, la richesse. Les côtés de l’écu sont bordés de deux branches d’érable. La devise proposée est « Opes in solo », c’est-à-dire « Mon sol est rempli de richesses ». Les armoiries, exécutées par l’artiste Roland Morin pour la somme de 25 $, sont acceptées au conseil du 11 juin. Elles sont livrées en juillet 1938.

Logo de la Ville d'Amos

Logo de la Ville d’Amos. Courtoisie Ville d’Amos.

Cinquante ans plus tard, en 1988, la Ville juge opportun de moderniser son identification visuelle et opte pour un logo proposé par le Groupe PAT. C’est le logo actuel de la Ville. Les flèches convergeant vers un même point symbolisent la centralité, les espaces entre les flèches représentent les routes arrivant à Amos, la forme en étoile exprime le rayonnement de la ville et son dynamisme, la division en miroir agit comme un reflet de la partie supérieure dans l’eau; la forme des éléments rappelle les lettres V et A, et la couleur verte reprend la dominante des armoiries qui sont maintenant réservées aux manifestations officielles et au papier du bureau du maire.