Les élus municipaux

Maires de l’époque du village

Hector Authier: 1914-1918
David Gourd: 1918-1921
Joseph Grenier: 1921-1923
T.A. Lalonde: 1923-septembre1925

14 septembre 1925
Premières élections de la Ville d’Amos. T.A. Lalonde est élu maire par 175 voix contre 154 pour Anaclet Habel.
Les échevins sont:
quartier #1 (ouest): L.A. Ladouceur et Willie Goyette
quartier #2 (centre): Jos. O. Germain et Adrien Allard
quartier #3 (est): F. Bisonnette et Dollard Gagnon.

Maires de la ville

T.A. Lalonde: septembre 1925-1928
J.O. Germain: 1928-1929
J.-Émile Montambault: 1929-1931
Julien Beaudry: 1931-1934
G.A. Brunet: 1934-1935, 1935-1937, 1937-1939, 1943-1945,
1945-1947
Fridolin Simard: 1939-1941, 1941-1943 et 1947 à 1957

À partir de 1957 se succèderont: G.A. Brunet, Gérard Magny, J.-H. Boutin, Laurier St-Laurent, Marcel Lesyk, Jean-Paul Veilleux, André Brunet, Murielle Angers-Turpin et Ulrick Chérubin.

Nos représentants à Québec (1923-1950)

Hector Authier, Libéral: 1923-1927, 1927-1931, 1931-1936
(ministre de la Colonisation en 1936).
Émile Lesage, Union Nationale: 1936-1939
Félix Allard, Libéral: 1939-1944
Henri Drouin, Libéral: 1944-1948
Jacques Miquelon, Union Nationale: 1948-1952.

Nos représentants à Ottawa (1917-1950)

Frank Cahill, Libéral: 1917-1921, 1921-1926, 1926-1930
Charles Bellec, Conservateur: 1930-1935
Frank Blais, Libéral: 1935-1940
Hector Authier, Libéral: 1940-1945
David Gourd, Libéral: 1945-1949, 1949-1953.

L’économie

Le développement d’Amos a reposé pendant ses premières années sur trois secteurs principaux: la construction du chemin de fer, l’industrie du bois et la navigation. L’agriculture, la construction de routes, le commerce et les services complétaient la base de l’économie.

L’industrie du bois

En 1913, la première scierie ouvre ses portes. Elle est située sur la rive est des rapides et appartient à Napoléon Paquette qui la vend à Frank Blais en 1914. S’ajouteront à celle-ci au fil des ans la scierie Massicotte et Marchand (Compagnie des Bois du Nord) rachetée par P. Beauchemin & Fils, les scieries Sicard et Carrière et d’autres entreprises plus petites.

L’industrie se développe rapidement pour être très florissante jusqu’en 1920. Les productions principales sont le bois de pulpe, la planche et les dormants (un dormant est la bille de bois placée entre les rails de chemin de fer).

À l’hiver 1917, il se coupe dans la région 20 millions de pieds de bois de pulpe et 150 000 dormants. Cependant dès 1919, on voit surgir le problème qui marquera à l’industrie pendant de nombreuses années, soit celui du transport et surtout du coût de transport. Il ne faut pas oublier que si la rivière permet d’acheminer le bois à certains moulins, son exportation hors de la région est dépendante des services ferroviaires. L’année 1919 marque le début de nombreuses démarches pour faire réduire le coût du transport du bois.

En 1920, un autre rêve prend naissance: l’établissement d’une papeterie dans la région. Déjà à cette époque on voit dans ce projet le moyen de rentabiliser l’industrie. Malheureusement, ce rêve ne sera réalisé que beaucoup plus tard.

Au cours des années 1920, l’industrie éprouve de sérieuses difficultés. En 1921, les propriétaires de moulins proposent de diminuer les salaires des ouvriers en leur offrant d’autres compensations et invitent les marchands à baisser leurs prix. Les marchands répliquent que c’est déjà fait et suggèrent que les moulins baissent le prix du bois afin de relancer la construction. Cette situation difficile dans l’industrie ralentit la colonisation.

En 1922, une délégation de l’Abitibi se rend à Ottawa revendiquer une baisse du prix du transport. L’année 1923, amène une certaine reprise mais c’est alors la rareté des wagons d’expédition du bois qui cause des problèmes.

Malheureusement la situation n’ira pas en s’améliorant et la crise économique du début des années 1930 se répercute dans le secteur. Les principaux acheteurs de bois dans la région, Frank Byrne de Québec et l’Abitibi Paper & Co de Iroquois Falls, diminuent leurs achats. Hector Authier tente d’attirer d’autres compagnies et de limiter le chômage que la situation entraîne. En juin 1930, le gouvernement accorde une diminution des droits de coupe et les énergies se concentrent dans les démarches auprès de la Commission des Chemins de fer du Canada pour tenter toujours d’obtenir une baisse du coût du transport.

À l’été 1930, les plus gros moulins sont fermés. La situation empire à l’automne 1931: le marché est extrêmement mauvais et le transport du bois à papier vers les États-Unis doit être payé par le vendeur en argent américain, ce qui n’aide personne.

En 1932, la scierie Blais est acculée à la faillite mais le conseil municipal décide de lui louer ses anciennes propriétés afin d’encourager l’industrie.

Des 70 millions de pieds de bois coupés en 1929, on passe à 55 en 1930, 35 en 1931 et on espère une coupe de 20 millions de pieds pour 1932. En novembre de la même année, seules les compagnies Blais et Carrière coupent encore du bois.

Des premières scieries de notre ville, seule la scierie Carrière traversera ces années; la scierie Beauchemin est détruite en partie lors d’un incendie le 28 août 1933 et ses terrains sont rachetés par Carrière Lumber. La scierie d’Émery Sicard brûle aussi en 1935 alors qu’elle n’était plus en opération depuis quelques années. La scierie Blais sera démolie et la ville, propriétaire des terrains, en cédera une partie pour la construction de l’École Assomption (Pavillon des Rapides) en 1940.

Il reste encore aujourd’hui des immeubles qui servaient à ces entreprises: le garage Soma abritait les bureaux de Carrière Lumber, la maison à sa gauche était une dépendance du moulin Beauchemin et sur la 5e Avenue Ouest au no 51 ainsi que dans la ruelle Blais au no 65 se dressent toujours l’ancienne résidence de Frank Blais et un dépendance.

La région d’Amos devra attendre une longue période avant de voir se réorganiser son industrie du bois.

Les mines et la navigation

Certains se demanderont pourquoi associer mines et navigation. La raison principale est que pour Amos, c’est surtout par la navigation que la ville se ressentit du développement minier. En effet, même si Maurice Bénard fait allusion en 1914 à la mine de cuivre de Joseph Tremblay au sud-est d’Amos et à une autre à trois milles au nord de la ville, il y eut très peu d’exploitation minière autour de notre ville malgré toute la prospection qui s’y fit.

Par contre, notre situation géographique et administrative faisait d’Amos une plaque tournante des activités, obligeant nombre de prospecteurs et de compagnies à passer chez nous. À la fin des années 1920, l’Harricana était devenue le moyen principal d’amener le matériel jusqu’aux mines et le service se maintiendra jusqu’à la construction des routes et l’ouverture des villes minières.

La rivière, avant d’être « la route minière », était la route des résidents de St-Mathieu et de La Motte qui l’employaient pour faire leurs « courses » à Amos. Par la suite l’amélioration apportée par le dragage permit d’organiser des services structurés. Voici quelques dates et noms qui ont marqué la navigation.

1919 : la Cie de navigation d’Amos de M. House entre en opération.

1920 : lancement du bateau dragueur muni d’une pelle qui dépose la glaise du fond de la rivière sur les berges ou sur les chalands.

1922 : Maurice Bénard établit un service de navigation aux mines.

1928 : beaucoup d’emplois créés par le transport aux mines allant jusqu’à 200 000 livres par jour.

1936 : ouverture de la route Amos – Val d’Or, déclin de la navigation.

Les bateaux les plus connus

Le S.S. Siscoe du capitaine Irénée Yergeau, construit à Amos est lancé en 1929. Il navigue 9 ans jusqu’à la mine Siscoe avant de devenir restaurant puis poulailler et finalement être démoli. Le S.S. Sullivan, propriété de MM. Beauchemin et Martel, lancé en 1935, approvisionnait la mine Sullivan. Il devint un restaurant à Rivière-Héva avant de venir couler à Amos où il se trouve toujours, voisinant le St-Louis, coulé en 1927 avec ses 165 caisses de dynamite.

Des entreprises originales

1926
Création de la compagnie La Renardière d’Amos, propriété de Bouchard & frères. Cette compagnie faisait l’élevage des renards argentés et croisés. En 1928, elle comptait 23 couples de renards.

1928
On organise le commerce des bleuets.

1933
Annonce de l’ouverture d’un commerce en gros de fruits et légumes: Abitibi Fruits and Vegetables Ltd. Cette entreprise se promet d’acheter les produits des agriculteurs de la région et de les revendre dans les mines et autres villes.

1946
L’usine « La Chaussure du Nord Ltée » est en construction sur la ferme Marchildon entre la propriété de Charles-Auguste Blanchette et la station de transmission C.H.A.D.

En 1946, on annonce aussi : « Souscrivez au progrès, achetez des actions de la Filature ». La Filature ouvre ses portes le 1er avril 1946 et elle avantage les cultivateurs de la région puisqu’on y traite, carde et file leur laine dans un court délai. En 1949, elle est agrandie et on ajoute deux résidences pour les employés. La Filature opère quelques années puis elle sert pour d’autres activités. Aujourd’hui, après bien des rénovations, l’édifice est devenu le Club 542, salle de quilles de la 10e Avenue Ouest.

Le palais de justice à Amos en 1926. SHA - Coll. SHA

Amos Chinchillas Inc : La Gazette du Nord du 29 octobre 1948 annonce la bénédiction du Ranch de Chinchillas. Ce nouvel élevage durera jusqu’en 1957, alors que l’édifice est vendu aux Clercs St-Viateur pour devenir la Librairie Querbes.